Les modèles courants
Le modèle à cinq facteurs, appelé Big Five ou OCEAN, sert de référence dans la recherche depuis les années 1980. Ses cinq dimensions sont continues : ouverture, conscienciosité, extraversion, agréabilité, réactivité émotionnelle. On les retrouve dans la plupart des langues étudiées, ce qui constitue l’argument principal en sa faveur.
Le MBTI découpe quatre de ces dimensions en seize types, et la cinquième n’y figure pas. La page consacrée au test MBTI détaille les conséquences de ce découpage sur la stabilité du résultat.
Le DISC, diffusé en France sous forme de quatre couleurs, décrit des styles de comportement professionnel. Il fonctionne comme vocabulaire commun dans une équipe, alors que sa capacité à prédire des comportements reste faible.
L’ennéagramme répartit les gens en neuf types organisés autour d’une peur centrale. Sa validation empirique se situe très en dessous de celle des trois modèles précédents, et Noetly ne le mesure pas.
Récapitulatif, en incluant les instruments plus spécialisés.
| Modèle | Ce qu’il mesure | Validation | Mesuré par Noetly |
|---|---|---|---|
| Big Five (OCEAN) | cinq dimensions continues | référence de la recherche | oui |
| MBTI | quatre facteurs découpés en seize types | axes valides, typage instable | oui, dérivé du continu |
| DISC, les quatre couleurs | styles de comportement au travail | faible en prédiction | oui, dérivé du continu |
| Ennéagramme | neuf types autour d’une peur centrale | très limitée | non |
| HEXACO, honnêteté-humilité | sincérité, équité, modestie | solide | oui |
| Valeurs de Schwartz | dix valeurs, en cercle | solide, largement répliquée | oui |
| Attachement (ECR) | anxiété et évitement, deux axes | solide | oui |
| RIASEC (Holland) | six intérêts professionnels | solide en orientation | oui |
| Motivations (McClelland) | accomplissement, affiliation, pouvoir | correcte | oui |
| Boussole politique | axe économique et axe social | hors psychométrie classique | oui, tenue à part |
Ce qui distingue un instrument d’un questionnaire
Trois critères permettent de trancher devant n’importe quel test.
Le premier est la précision affichée. Un test qui annonce « 78 % d’extraversion » sans indiquer la marge d’erreur associée laisse le lecteur incapable de savoir si le chiffre vaut 78 ou 62, donc incapable de savoir quoi en faire.
Le deuxième est la stabilité dans le temps. Quand le résultat change en repassant le test trois semaines plus tard, l’écart vient du questionnaire et non de la personne, qui n’a pas changé dans l’intervalle.
Le troisième est la spécificité des descriptions. Une formule comme « vous avez un potentiel que vous n’exploitez pas toujours » s’applique à tout le monde, et beaucoup de tests gratuits reposent sur cet effet, décrit par Bertram Forer en 1949.
Comment Noetly procède
Une seule série de questions alimente toutes les couches. Chaque réponse met à jour une distribution de probabilité sur tes traits, la suivante est choisie en fonction de ce qui reste incertain, et les réponses écrites sont relues par un modèle de langage qui en extrait des indices versés dans la même estimation.
Tu ne passes donc pas un test MBTI, puis un test de valeurs, puis un test d’attachement. Les lectures se débloquent au fur et à mesure que la précision devient suffisante pour les porter, et la barre de progression correspond à cette précision.